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L’éditeurJimenez Julien, fondateur de Repartia
Je conçois et j’édite Repartia, le logiciel qui permet à une femme qui se sépare après cinquante ans de reconstituer sa situation financière avant d’entrer chez son avocate. Cette page explique d’où vient ce produit, comment il est construit et ce que je m’interdis d’y mettre.
En deux lignes
Éditeur de logiciels métier en France, fondateur de MLJ, SASU inscrite au registre du commerce de Paris depuis le 30 octobre 2024. Je construis des outils qui préparent un dossier avant qu’un professionnel ne le traite, dans des domaines où la désorganisation coûte de l’argent aux personnes concernées.
Pourquoi ce logiciel précis, et pas un autre
Repartia est né d’une conversation qui n’a rien d’exceptionnel. Une femme de cinquante huit ans, secrétaire de mairie, m’explique qu’elle a signé une convention de divorce par consentement mutuel sans savoir qu’elle restait caution d’un prêt professionnel souscrit par son mari en 2016. Elle l’a appris deux ans plus tard, quand l’organisme prêteur s’est manifesté. Personne ne lui avait menti : on ne lui avait simplement jamais demandé de faire l’inventaire de ce qu’elle avait signé dans sa vie.
J’ai voulu comprendre si le cas était isolé. Il ne l’est pas. En rencontrant des avocates en droit de la famille, des médiatrices familiales et des femmes séparées ou en cours de séparation, j’ai retrouvé la même mécanique : pendant vingt ou trente ans, la gestion s’est spécialisée dans le couple. L’un ouvre le courrier de la banque, l’autre s’occupe des enfants et de l’école. Le jour de la séparation, celle qui n’ouvrait pas le courrier doit produire en quinze jours une vue d’ensemble d’un patrimoine qu’elle n’a jamais eu de raison de cartographier.
Ce déséquilibre n’est pas une faute. C’est un mode d’organisation qui fonctionnait tant que le couple durait, et qui devient un handicap financier le jour où il s’arrête. À cinquante cinq ans, l’enjeu n’est pas seulement le partage : c’est le niveau de vie des vingt ou trente années qui suivent, avec une carrière souvent ralentie pour la famille et une retraite trop proche pour être rattrapée.
Ce que j’ai observé sur le terrain
J’ai passé plusieurs mois à écouter des femmes raconter leur premier rendez vous d’avocate. Trois constats reviennent systématiquement.
Le premier est la sensation d’examen. Beaucoup décrivent le rendez vous comme une interrogation où elles répondent « je ne sais pas » une dizaine de fois en une heure. Cette position d’élève, à cinquante cinq ans, dans un moment déjà éprouvant, abîme la capacité à défendre ses intérêts pendant tout le reste de la procédure.
Le deuxième est le coût du désordre. Une avocate facture entre 250 et 400 euros de l’heure selon le barreau et l’ancienneté. Chaque heure passée à demander, relancer, retrier des documents est payée au tarif du conseil juridique. Sur un dossier ordinaire, deux rendez vous d’allers retours représentent une somme qui aurait pu financer trois mois de loyer dans le futur logement.
Le troisième est la fatigue de décision. Une séparation tardive s’étale sur des mois. Arrive un point où la femme accepte une proposition non parce qu’elle la juge équitable, mais parce qu’elle veut que cela s’arrête. Toutes celles qui m’ont raconté un accord regretté m’ont décrit ce moment précis, et toutes avaient en commun de ne pas disposer d’un chiffre auquel se raccrocher.
C’est de ces trois constats que vient la forme du produit. Repartia ne cherche pas à consoler ni à convaincre. Il fabrique un objet : un dossier daté, numéroté, exportable, que la femme pose sur la table et qui la fait passer du statut de personne interrogée à celui de personne qui présente sa situation.
Comment Repartia a été construit
La première version du questionnaire a été rédigée à partir des listes de pièces réellement transmises par des cabinets d’avocates lors d’une liquidation de régime matrimonial. Ces listes se ressemblent beaucoup d’un cabinet à l’autre, ce qui n’a rien d’étonnant : elles suivent les postes du régime matrimonial et les besoins du notaire. Nous en avons tiré une liste de référence de trente huit pièces, ordonnée par intercalaire et par délai de délivrance.
Le module de budget est venu ensuite, et il a été le plus difficile. Un budget après séparation qui ment est pire que pas de budget du tout. Nous avons donc fait le choix de calculer le reste à vivre sans optimisme : charges reprises intégralement à un seul nom, loyer estimé au niveau réel du département, assurance habitation, mutuelle individuelle, taxe foncière ou taxe d’habitation selon le cas, et une ligne de dépenses imprévues qui ne peut pas être ramenée à zéro.
La liste des neuf angles morts a été établie en compilant ce que des professionnelles ont vu passer et regretté : comptes joints laissés ouverts, procurations jamais retirées, cautions oubliées, quotités d’assurance emprunteur inchangées, clauses bénéficiaires au nom de l’ancien conjoint, indivisions non liquidées, épargne salariale ignorée, fiscalité de l’année de séparation mal anticipée, trimestres de retraite manquants faute de rectification en temps utile.
Le mode discrétion est arrivé en dernier, et il a changé la conception du produit entier. Plusieurs femmes préparaient leur dossier sur un ordinateur partagé, dans un logement partagé, à des heures où elles étaient seules. Nous avons supprimé toute notification, tout courriel de rappel non demandé, et ajouté une fermeture immédiate de l’écran. C’est aussi pour cette raison qu’un bouton de masquage rapide figure sur toutes les pages de ce site.
Ma méthode de travail
Je travaille selon quatre règles, appliquées à Repartia comme aux autres logiciels que j’édite.
- Rester à sa place
- Repartia prépare des informations, il ne donne pas de conseil juridique personnalisé, ne rédige aucun acte et n’évalue pas le montant d’une prestation compensatoire. Cette limite est écrite dans les conditions générales d’utilisation et elle est rappelée dans le logiciel lui même, à chaque endroit où la tentation serait forte de la franchir.
- Ne jamais nourrir le conflit
- Aucun texte du produit ne désigne un coupable, ne suggère une stratégie de rétorsion ni ne commente le comportement du conjoint. Les scripts de questions sont fermes et neutres, écrits pour obtenir un document ou un chiffre, jamais pour marquer un point.
- Écrire les chiffres, même quand ils sont mauvais
- Un budget qui montre un reste à vivre insuffisant est une information utile, disponible six mois avant la signature plutôt qu’un an après. Nous n’arrondissons pas dans le sens qui rassure.
- Ne rien garder que l’on ne puisse rendre
- Toutes les données saisies sont exportables à tout moment dans un document lisible sans notre logiciel. Une utilisatrice qui part doit pouvoir partir avec son dossier complet, pas avec un fichier illisible.
Ce que je m’interdis
Je n’écris pas de contenu qui promet une renaissance ou une revanche. Je ne publie aucun classement d’avocates, aucune mise en relation rémunérée, aucun partenariat qui ferait dépendre nos recommandations d’une commission. Je n’installe aucun outil de mesure d’audience sur ce site, ce qui explique l’absence de bandeau de consentement : il n’y a rien à consentir. Et je ne demande jamais de coordonnées bancaires par un formulaire de site.
Une précision sur la voix employée
Repartia s’adresse à des femmes, et le texte le dit. Ce n’est pas une posture : la préparation financière d’une séparation tardive se pose différemment selon que l’on a interrompu sa carrière pour élever des enfants ou non, et statistiquement, en France, ce sont majoritairement des femmes. Le produit est construit pour cette situation là, avec ses conséquences sur les trimestres, sur les revenus et sur l’accès au logement.
L’éditeur, MLJ
Repartia est édité par MLJ, société par actions simplifiée unipersonnelle au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837, RCS de Paris depuis le 30 octobre 2024, inscrite au répertoire national des entreprises. J’en suis le président et le directeur de la publication. MLJ édite plusieurs logiciels métier destinés au marché français, tous construits sur le même principe : mettre en ordre une situation avant qu’un professionnel du droit, de la santé ou du chiffre n’intervienne.
Le service ne repose sur aucun financement extérieur et ne revend aucune donnée. Son modèle est l’abonnement mensuel, entre 19 et 49 euros TTC selon la formule, sans engagement de durée. Toute question sur l’éditeur ou sur le traitement de vos informations peut être adressée directement à jimenezjulien42@gmail.com.
Écrire directement
Si vous préférez poser votre question avant de créer un dossier, le formulaire de la page d’accueil arrive dans la même boîte que mes messages personnels. La réponse est écrite sous deux jours ouvrés, et elle reste entre vous et nous.
Les neuf articles du Classeur des séparations
Le magazine de Repartia a ouvert le 3 septembre 2026 avec ces neuf textes, publiés le même jour. Chacun nomme les articles de loi et les démarches sur lesquels il s’appuie, pour que vous puissiez les vérifier vous même.
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Comment reconstituer l’inventaire financier de votre couple avant de voir une avocate ?
Guide pratique. Publié le , mis à jour le , 9 minutes de lecture.
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Que dit vraiment le code civil sur la prestation compensatoire après une longue vie commune ?
Réglementation. Publié le , mis à jour le , 10 minutes de lecture.
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Quelles erreurs financières coûtent le plus cher dans les premières semaines de séparation ?
Erreurs à éviter. Publié le , mis à jour le , 9 minutes de lecture.
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Faut-il racheter la part de votre conjoint, rester en indivision ou vendre le logement ?
Comparatif. Publié le , mis à jour le , 10 minutes de lecture.
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Comment une séparation après trente ans de mariage se prépare-t-elle semaine après semaine ?
Cas d’usage. Publié le , mis à jour le , 10 minutes de lecture.
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Quels documents réunir avant le premier rendez-vous avec une avocate en droit de la famille ?
Checklist. Publié le , mis à jour le , 8 minutes de lecture.
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Dans quel ordre traiter les démarches financières de l’année de votre séparation ?
Calendrier. Publié le , mis à jour le , 9 minutes de lecture.
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Combien vous coûte réellement une séparation préparée dans l’urgence, poste par poste ?
Chiffrage. Publié le , mis à jour le , 9 minutes de lecture.
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Qu’est-ce qui change aujourd’hui dans la préparation financière d’une séparation tardive ?
Tendances. Publié le , mis à jour le , 10 minutes de lecture.