Comparatif
Repartia ou le classeur papier et le tableur de comptes
Presque toutes les femmes qui nous écrivent ont commencé par là : une chemise cartonnée, quelques relevés imprimés, et un tableur ouvert un dimanche soir pour additionner les charges. Ce réflexe est bon, il montre que le travail a démarré. La question n’est pas de savoir si le papier fonctionne, mais s’il tient jusqu’au bout d’une liquidation de régime matrimonial, avec trente huit pièces à suivre, deux budgets à comparer et neuf angles morts à vérifier.
Le comparatif poste par poste
| Critère | Repartia | le classeur papier et le tableur de comptes |
|---|---|---|
| Point de départ | Un recensement fait de mémoire, une ligne par compte, avant d’ouvrir le moindre classeur | Les documents que l’on a sous la main, ce qui laisse hors champ ce que l’on a oublié |
| Liste des pièces | Trente huit pièces, adaptées à votre régime matrimonial et à votre voie de séparation | Une liste recopiée en ligne, rarement complète, jamais ajustée à votre régime |
| Suivi de ce qui manque | Chaque pièce porte son état, sa date de demande et son délai habituel de délivrance | Votre mémoire, ou des notes collées sur la couverture du classeur |
| Budget après séparation | Deux colonnes comparées, loyer de référence par département, reste à vivre recalculé | Une feuille refaite à chaque hypothèse, souvent abandonnée à la troisième version |
| Angles morts | Neuf vérifications imposées, dont caution, quotité d’assurance emprunteur et clause bénéficiaire | Rien ne les rappelle, puisqu’ils ne figurent sur aucun relevé de compte |
| Traçabilité des montants | Chaque chiffre porte sa date et sa source, l’historique reste consultable | Une cellule écrasée par la valeur suivante, sans trace de la précédente |
| Discrétion sur un ordinateur partagé | Ouverture par code, masquage immédiat de l’écran, aucune notification envoyée | Un fichier visible dans les documents récents, un classeur visible dans le placard |
| Ce que vous remettez à l’avocate | Un export daté, classé par intercalaire, avec sommaire et pièces numérotées | Une chemise à retrier avec elle, souvent au tarif horaire du cabinet |
| Reprise après trois semaines d’arrêt | Le dossier affiche la prochaine action et les pièces encore en attente | Il faut d’abord retrouver où vous vous étiez arrêtée, et pourquoi |
| Coût | 19 à 49 euros par mois selon la formule, sans engagement de durée | Quelques euros de fournitures, et beaucoup de soirées |
Le tableur tient tant qu’il n’y a qu’une colonne
Additionner ses charges mensuelles dans un tableur marche très bien. Ce qui casse, c’est le passage à deux budgets comparés. Il faut alors dupliquer la feuille, changer le loyer, retirer les charges qui restent au conjoint, ajouter la mutuelle individuelle, et recommencer chaque fois qu’une hypothèse bouge. Au bout de trois versions, personne ne sait plus laquelle est la bonne, et le fichier finit par s’appeler budget final vraiment dernier.
Repartia pose les deux colonnes une seule fois, avec un loyer de référence dans le département visé, et recalcule le reste à vivre à chaque modification. La valeur n’est pas dans le calcul, qui reste une addition, elle est dans le fait de ne jamais perdre la version précédente ni la date à laquelle vous l’avez posée.
Ce qui casse vraiment, c’est le suivi des pièces en attente
Un dossier de liquidation, ce sont trente huit pièces qui arrivent en désordre sur six semaines. Certaines dépendent de vous, d’autres d’une banque, d’une caisse de retraite ou d’un employeur. Le classeur papier range parfaitement ce qui est arrivé. Il ne dit rien de ce qui manque, ni depuis combien de temps, ni s’il faut relancer. C’est exactement là que les dossiers s’arrêtent, souvent trois jours avant le rendez vous.
Chaque pièce du classeur numérique porte trois informations que le papier ne porte pas : où la demander, le délai habituel de délivrance, et la date à laquelle vous l’avez demandée. Le jour où votre avocate demande où en est le relevé de carrière, vous répondez avec une date et une référence, pas avec une impression.
Le papier ne se cache pas
Une part importante des femmes qui préparent une séparation vivent encore au domicile commun. Une chemise cartonnée dans un placard, un tableur nommé divorce dans les documents récents, un relevé imprimé oublié près de l’imprimante : ces objets se voient, et ils précipitent parfois une conversation que vous n’aviez pas choisi d’avoir ce soir là.
Le mode discrétion répond à ce point précis, avec une ouverture par code, aucune notification, aucun courriel de rappel non demandé et une touche qui referme l’écran. La formule Mise à l’abri ajoute un second facteur d’accès et une adresse de secours hors du domicile partagé. Cela ne dispense pas d’effacer votre historique de navigation, que nous ne contrôlons pas.
Quand l’alternative reste le bon choix
Si votre situation tient sur une page, le papier suffit et vous fait économiser un abonnement. Un mariage sous séparation de biens, aucun bien acheté ensemble, aucun crédit commun, aucune caution, deux comptes chacun et une procédure amiable déjà engagée : dans ce cas, la liste des pièces se tient dans un cahier et le budget dans une addition. C’est aussi vrai si vous êtes déjà à l’aise avec un tableur et que vous avez le temps d’en tenir un rigoureusement, version datée par version datée.
Le verdict
Le papier est un excellent point de départ et un mauvais outil de suivi. Tant qu’il s’agit de ranger ce qui est arrivé, il fait le travail. Dès qu’il s’agit de piloter trente huit pièces, deux budgets, neuf angles morts et six semaines de délais, il demande une rigueur que personne n’a pendant une séparation. Commencez au papier si cela vous rassure, basculez le jour où vous ne savez plus ce que vous attendez.
Questions frequentes
- Puis je repartir de mon tableur existant ?
- Oui. Le premier passage est un recensement libre, une ligne par compte, par crédit et par contrat. Vous recopiez ce que vous avez déjà, le classeur se charge d’en déduire la liste des pièces à réunir et de signaler les rubriques que votre tableur ne couvre pas, notamment les cautions données et les droits à la retraite.
- Est ce que je peux imprimer mon dossier à la fin ?
- Oui, c’est même l’usage prévu. L’export produit un document chronologique daté, classé par intercalaire, avec un sommaire et des pièces numérotées. Vous l’imprimez pour le rendez vous, vous l’enregistrez ailleurs que sur l’ordinateur familial, ou vous le transmettez tel quel à votre avocate ou à votre notaire.
- Mes données sont elles plus exposées que dans un fichier local ?
- Un fichier local est visible par toute personne qui utilise le même ordinateur. L’espace Repartia s’ouvre par code, n’envoie aucune notification et se referme d’une touche. La formule Mise à l’abri ajoute un second facteur d’accès. Vos données restent exportables à tout moment et sont supprimées après la fin de l’abonnement.
Repartia ou le classeur papier et le tableur de comptes
Le papier est un excellent point de départ et un mauvais outil de suivi. Tant qu’il s’agit de ranger ce qui est arrivé, il fait le travail. Dès qu’il s’agit de piloter trente huit pièces, deux budgets, neuf angles morts et six semaines de délais, il demande une rigueur que personne n’a pendant une séparation. Commencez au papier si cela vous rassure, basculez le jour où vous ne savez plus ce que vous attendez.